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POLITIQUE

Sonko ne nous dit pas tout ! (Par Oumou Wane)

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Les Sénégalais sont patients ! En perpétuelle incertitude quasiment depuis nos indépendances, la société sénégalaise subit aujourd’hui les pires mutations de son Histoire, la perte de ses repères identitaires, les affres de la mondialisation, la psychose de l’insécurité, les effets du réchauffement climatique et maintenant la montée d’une violence politique et d’une intolérance sociale insupportable.

À la veille d’un scrutin déterminant pour l’avenir de la Nation, c’est une population déboussolée qui va se rendre aux urnes ce 24 février prochain et une jeunesse désœuvrée prête à fournir allégeance au premier prédicateur venu, à qui l’on demande de se prononcer.

Ce qui m’encourage cependant à rester optimiste, c’est l’instinct de survie de ce peuple fier et conquérant qui est riche de valeurs et d’espoir. Oui, le peu que nous avons, nous y tenons, et ce peu c’est tout, c’est la stabilité démocratique et la paix civile.

C’est pourquoi nous devons nous insurger contre ces gens qui désinforment, personne ne peut soutenir ce discours qui monte en puissance, cet effrayant dogmatisme et cette violence potentielle incroyable qui décrédibilise l’action politique.

Jamais le Sénégal n’a connu une telle crise de confiance entre l’élite politique et les citoyens, entre les pouvoirs politique, religieux et traditionnel avec la jeunesse désemparée et vulnérable.

C’est pourquoi je suis horrifiée quand j’entends dans une vidéo, Ousmane Sonko, candidat à la présidentielle, qualifier les politiciens sénégalais de « criminels » et considérer que « ceux qui ont dirigé le Sénégal depuis le début mériteraient d’être fusillés ».

Senghor, Diouf, Wade et Macky aujourd’hui, à fusiller ? Mais où va t’on ? Les quatre Présidents du Sénégal post-colonial, s’ils n’ont pas réglé tous les problèmes du pays, l’ont toujours tenu la tête hors de l’eau, dans l’ordre, la paix et la démocratie.

Ce n’est pas la première fois malheureusement qu’Ousmane Sonko se radicalise en utilisant une terminologie venue d’ailleurs « système » « sacrifice » « mort ». Il avait déjà déclaré il y a peu vouloir se débarrasser du système même « si ça doit nous coûter la vie ».

Aujourd’hui encore ses prises de positions sont immatures et irréfléchies quand il promet de faire un grand nettoyage dès son accession à la magistrature suprême de notre pays.

Alors qu’il s’explique et qu’il nous montre son vrai visage ce monsieur, s’il souhaite conserver le crédit intellectuel nécessaire pour briguer la direction du pays.

Que souhaite t’il, pousser notre jeunesse à aller se faire tuer ? L’histoire des passions, des désirs, des haines et des peurs n’a jamais changé la vie des gens ordinaires, qui se débrouillent comme ils peuvent.

Dans l’ouvrage universitaire qui vient de paraître, « Les mutations de la société sénégalaise, Autopsie d’une Crise/ Angoisse, Perdition et Incertitude: LA FACE CACHEE DU SENEGAL POST- COLONIAL, nous comprenons mieux les enjeux et les dangers de la mutation de notre société. On peut y lire : « La jeunesse musulmane organisée dans le mouvement associatif et dans les « dahira » s’est désormais transformée en un acteur important dans la propagation d’un islam politique à la Sénégalaise et dans le jeu politique où elle a fini par prendre part activement aux élections locales et nationales. (…) Le retour en force de la religion dans les rangs de la jeunesse, des élèves et des étudiants résulte à bien des égards de la présence de plus en plus visible de ce mouvement de la jeunesse musulmane dans les espaces scolaires et universitaires ».

Je note que dans un numéro récent de l’émission Al Mounawir, Serigne Arass Mbacké met l’accent sur ces maux de la société sénégalaise. À en croire le petit-fils de Serigne Mourtada Mbacké, les mauvais comportements notés au Sénégal sont aux antipodes des valeurs que nous ont léguées nos illustres prédécesseurs. Il invite la jeunesse au sens de la responsabilité. Je tiens à le féliciter de cette position, car c’est aussi le rôle de nos responsables religieux de viser l’instauration d’une relation éducative forte qui se substitue à celle des recruteurs djihadistes.

Pour en revenir à la politique, de l’avis du leader du Pastef, les Sénégalais ne semblent pas comprendre l’enjeu du moment. Encore un élan impulsif et suffisant !

Il dit vouloir lutter contre la corruption des élites, la souveraineté nationale mise à mal, et ne tarit pas de critiques acerbes contre Macky Sall, mais encore une fois où sont ses explications ?

Les journalistes qui l’attendaient à la conférence de presse qu’il avait lui-même convoquée, sont restés sur leur faim, puisqu’il ne s’y est pas présenté.

Après l’affaire des 94 milliards « Atlas-Mercalex », le voici maintenant éclaboussé par un nouveau scandale de corruption « Tullow oil ». En effet, des notes confidentielles du Directeur financier de cette entreprise, auraient recommandé de verser 195 000 dollars (plus de 100 millions de francs Cfa) au leader de Pastef pour mener à bien sa campagne de dénonciation contre le gouvernement du Sénégal sur la gestion des ressources naturelles, c’est à dire, ni plus ni moins, une opération télécommandée depuis l’extérieur, pour déstabiliser le pays.

Je n’ai rien personnellement contre Ousmane Sonko et j’ai d’ailleurs à une époque milité pour son maintien dans l’administration fiscale, mais quand même, qu’il nous explique !
Après les lobbys économiques, industriels, religieux, voici les lobbys politiques, qui viennent nous enquiquiner. Décidément, nous n’avions pas besoin de ça !

Mais nous reviendrons bientôt sur ces affaires. En attendant je crois que nous devrions nous concentrer sur le choix d’un président intègre, sérieux et méthodique pour le prochain quinquennat.

Oumou Wane

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Gouvernement parallèle : Les FDS dévoilent leur plan, ce dimanche

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Les membres des Forces démocratiques du Sénégal (Fds), affiliées à la coalition Idy 2019, qui ne ruminent toujours pas la défaite de leurs coalition à la dernière résidentielle ne comptent pas reculer d’un iota.

Les semaines dernières, ils avaient annoncé l’installation d’un gouvernement parallèle le 02 avril prochain, date à laquelle le Président réélu pour cinq ans, va prêter serment.Ainsi, ce dimanche, 24 mars 2019, Babacar Diop et Cie comptent dévoiler leur plan à Rufisque par une rencontre.

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Election présidentielle du 24 février : des proches de Khalifa Sall préparent de graves révélations

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Les proches de Khalifa Sall se préparent à faire de graves révélations sur la dernière élection présidentielle du 24 février dernier. C’est en tout cas ce que révèle « Les Echos », qui soutient que les pro Khalifa vont bientôt tenir une conférence de presse dans ce sens. Ces lieutenants de l’ex-maire de Dakar à qui avaient été donné l’ordre de la part de leur mentor, de ne pas perdre leur temps ni leur énergie, suite à l’appel aux retrouvailles lancé par le Parti socialiste, indique encore le journal.

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Bignona : Benno accuse Sonko d’avoir « utilisé des armes non conventionnelles »

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Les responsables de la mouvance du département de Bignona ont fait hier l’évaluation de la Présidentielle du 24 février. Face à la presse à la suite de leur rencontre, le coordonnateur Abdoulaye Badji a révélé les causes de leur defaite dans la zone. « Les gens ont travaillé, mouillé le maillot et toutes les stratégies ont été mises en œuvre. Mais certainement, il y a quelque choses qu’on n’a pas pu prendre en compte et qui nous a coûté cet échec’’, a-t-il indiqué.
Et pour justifier le triomphe de l’adversaire, en l’occurrence les partisans de la coalition « Sonko Président », M. Badji a soutenu que ces derniers ont utilisé « des armes non conventionnelles en s’appuyant sur le vote d’aucuns qualifieraient d’affectif ou ethnique, même si on pourrait dire la même chose ailleurs ».
A titre de rappel, la coalition « Sonko Président » a obtenu 51 438 voix contre 27 398 pour le candidat de Benno Bokk Yakaar, 2 169 pour Idy2019, 412 pour le Pur et 377 pour Madické Niang.
« Si on interroge les chiffres des élections législatives et du parrainage, cela montre que dans notre propre vivier, on a perdu beaucoup de voix. Et ce sont des choses à analyser et à revoir », a ajouté M. Badji repris par « Le Quotidien ».

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