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JUSTICE

Drame des Maristes : Ce que le père de Aïda Mbacké demande à la justice !

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Serigne Babacar Mbacké dit Moukabaro est le père d’Aïda Mbacké, accusée d’avoir brûlé vif son mari aux Maristes, et le marabout de son beau-fils, le défunt Khadim Ndiaye. Dans les colonnes de Walfadjri, il suggère l’application de la loi contre sa fille. Dans toute sa rigueur.

« Je ne cautionne pas l’acte de ma fille. Je le désapprouve totalement, je ne protège aucun talibé coupable de forfaiture, aux yeux de la loi, prévient le marabout. Je ne protège personne, fut-elle ma propre fille. Que la justice fasse son travail en toute liberté et en toute indépendance et que toutes les responsabilités soient situées. Que force reste à la loi et que la rigueur de la loi s’exécute. »

Serigne Babacar Mbacké va plus loin. Il dit : « Le prophète Mohammed (Psl) avait indiqué que même si sa fille Fatima Bint Rassoul avait volé, il lui aurait tranché la main. De la même manière, si on était dans un pays où on appliquait la Charia (loi islamique), j’allais moi-même faire appliquer la loi du Talion. »

JUSTICE

Double meurtre de Médinatoul Salam : Évacué à Bordeaux, Cheikh Béthio Thioune a déposé un dossier médical

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Le guide des Thiantacounes, en séjour médical à Bordeaux selon L’Observateur, risque de ne pas se présenter au procès du double meurtre de Médinatoul Salam prévu le 23 avril prochain à la Chambre criminelle de Mbour. D’ailleurs, il était représenté, hier, par Me Moustapha Dieng.

Mieux, rapporte le quotidien Les Échos, les avocats de Cheikh Béthio Thioune ont déposé un dossier médical sur la table du juge pour démontrer la maladie dont souffre leur client. Le journal indique que sur les 20 accusés, 19 ont fait face hier au juge qui a procédé à leur identification.

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JUSTICE

Affaire des faux billets : Thione Seck face aux juges jeudi

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Le chanteur Thione Seck sera bientôt édifié sur son sort dans l’affaire des faux billets. Selon Les Échos, il comparaît en chambre correctionnelle jeudi prochain et sera jugé en même temps que son présumé complice, le Malien Alaye Djitté. Si Thione Seck bénéficie d’une liberté provisoire depuis février 2016, ce n’est pas le cas pour Alaye Djitté dont toutes les demandes de liberté provisoire ont jusque-là été rejetées.

Pour rappel, le leader du Raam Daan a été arrêté le 20 mai 2015 chez lui, en possession de 32,5 milliards de Fcfa en faux billets et inculpé, en même temps que son présumé complice, le Malien Alaye Djitté, pour association de malfaiteurs, altération de signes monétaires ayant cours légal à l’étranger, blanchiment d’argent et tentative d’escroquerie.

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ACTUALITES

CONDAMNÉ À 20 ANS DE TRAVAUX FORCÉS : COMMENT UN JOUEUR DE L’ETICS DE MBORO A TUÉ L’AMI DE SON FRÈRE

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En première instance, l’accusé Moustapha Barry a été condamné à la peine de travaux forcés à perpétuité et d’une amende de 50 millions de francs CFA pour le crime d’assassinat. Insatisfait, il avait interjeté appel pour demander la diminution de sa peine. C’est pourquoi, ce jeudi, la chambre criminelle d’appel de Dakar a rejugé l’affaire avant de le condamner à 20 ans de travaux forcés après qu’elle a requalifiée les faits en meurtre. Comment Moustapha Barry a tué Alassane Keita, l’ami de son jeune frère, âgé de 15 ans ?

Il ressort des éléments contradictoires discutés à la barre qu’une bagarre avait opposé les deux jeunes au cours de laquelle le défunt Alassane Keita avait gravement blessé par couteau le frère de l’accusé en l’occurrence Macky Barry. Ce dernier, qui était entre la vie et la mort, a été évacué au Samu municipal. Le même jour, Moustapha Barry, armé d’un couteau qu’il avait dissimulé dans son pantalon, s’est rendu chez les Keita. Reçu par la mère du défunt, il a fait croire à cette dernière que son père menaçait de déposer une plainte contre son fils et, il voulait que ce dernier vienne présenter ses excuses pour calmer les ardeurs de son père. Convaincue par les explications de l’accusé, la dame Seynabou Fall, sans aucune arrière-pensée, ordonne à son fils d’aller demander pardon aux parents de Macky Barry. C’est ainsi que l’accusé l’a entrainé dans un terrain vague avant de lui administrer un coup de couteau.

Alassane Keita pousse un grand cri, titube et tente de se sauver. Il n’ira pas loin. Il sera vite rattrapé par son bourreau qui va lui donner deux autres coups dont l’un occasionnera une plaie de 11 cm. Alassane Keita succombe à ses blessures avant même son évacuation. Après son forfait, Moustapha Barry, joueur à l’Etics de Mboro au moment des faits, se réfugie à Thiès, où il sera arrêté quelques jours plus tard.

Devant le prétoire, ce jeudi, il a nié les faits qui lui sont reprochés en soutenant n’avoir pas tué le défunt par vengeance. « C’est lui qui détenait le couteau et a voulu me poignarder. C’est en tentant de le récupérer que je l’ai blessé. Je ne l’ai pas poignardé. Je ne sais pas comment il s’est retrouvé avec trois blessures », a expliqué l’accusé qui parle d’excuse de provocation. Des explications qui ont été réfutées par la mère de la victime, visiblement très affectée par la perte de son fils cadet. D’après la dame Seynabou Fall, le sieur Barry avait bien planifié son coup et a tué son fils par vengeance.

Invité à faire ses réquisitions, le parquet n’a pas été tendre avec l’accusé. « Heureusement, que la charia n’est pas appliquée dans ce pays. Si tel était le cas, Moustapha Barry serait tué depuis longtemps », a déclaré le maitre des poursuites, estimant que l’accusé a volontairement ôté la vie d’Alassane Keita. Avant de demander la confirmation de la peine d’instance.

L’avocat de la partie civile, Me Bamba Cissé a abondé dans le même sens que le maitre des poursuites. Là où l’avocat de la défense a plaidé la requalification des faits en coups et blessures volontaires ayant entrainé la mort sans avoir l’intention de la donner. Et de solliciter une application bienveillante de la loi pour son client. Rendant son verdict, le juge de la chambre criminelle a infligé à l’accusé une peine de 20 ans de travaux forcés en sus d’une amende 50 millions de francs CFA à verser à la famille du défunt.

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