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RELIGION

L’astronomie dans le Commentaire du Coran de Thierno Ahmed DEME de Sokone

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Une analyse des différentes approches en exégèse coranique fait apparaitre deux écoles de pensée plus ou antagoniques : l’école exotérique et l’école ésotérique.
La pensée exotérique privilégie l’approche scientifique dans la compréhension du message divin ainsi que la maîtrise des autres domaines de connaissance comme les sciences humaines (Sociologie, Psychologie), religieuses (FIQH, SIIRA, Hadiths) et littéraires (Philologie arabe, Grammaire, Lexicologie, Linguistique, etc.).
Pour les défenseurs de cette école de pensée, seule une connaissance avérée de ces domaines de connaissance constitue une garantie sûre pour une compréhension juste et correcte des versets coraniques.
Ainsi, certains de ses adeptes se plaisent-ils à dénombrer les versets coraniques à dominante scientifique.
Toutefois, ces statistiques ne sauraient être figées : elles ne peuvent qu’être dynamiques en raison de l’évolution de la Science.
A ce propos, le grand spécialiste en étude comparative des religions, Dr. Zakir NAIK, alias Ahmed DEEDAD Plus, convaincu du caractère scientifique de bon nombre de versets coraniques, a-t-il pris la précaution de préciser que « Quran is not a book of SCIENCES but a book of SIGNS » (littéralement : Le Coran n’est pas un livre de sciences mais un livre de signes).
A l’opposé des tenants de la thèse privilégiant les connaissances exotériques, beaucoup de penseurs sont d’avis que la compréhension des versets coraniques requiert une expertise avérée dans les sciences occultes donc ésotériques (BAATIN- HAQIQA).
Pour ces derniers, la seule maîtrise des connaissances exotériques ne saurait suffire pour une bonne compréhension du Coran.
El Hadji Ahmed DEME, pour sa part, a su réconcilier ces deux écoles de pensée. D’où le titre de son ouvrage : « La Clarté des deux Sources de Lumière (le Soleil et la Lune) qui regroupe les connaissances des deux Communautés », à savoir les tenants des approches exotériques et ésotériques.
Ce faisant, l’œuvre de Thierno Ahmed DEME se réfère, entre autres, tant à RUHUL BAYAAN (école ésotérique) qu’à TANTAWI (école exotérique), tout en accréditant leurs thèses respectives, si nécessaire.
A titre d’illustration, la notion de « Ciel » renvoie, pour le premier, au concept de « RUUH » (esprit) et celle de « Terre » à celui de « NAFS » (âme).
Le commentaire de ZAMAKHCHARI suit une perspective identique en définissant ces deux notions, respectivement, par l’Homme donc le « Mâle » et la Femme (la « Femelle »).
Pour le second, le « Ciel » et la « Terre » renvoient à leur acception de corps célestes qui intéressent l’astronomie, en tant qu’objets d’études de notre univers.
Toutefois, El Hadji Ahmed DEME ne s’est pas limité à l’astronomie, pour une bonne compréhension du Coran ; DIYA-OU aborde beaucoup de domaines scientifiques :
– Sciences physiques et chimiques (V. 2- p. 228 ; V. 13 : p. 401-407), avec les théories géocentriques et héliocentriques (Galilée) portant sur le système solaire (V. 8- p. 232) ainsi que des références tirées des œuvres en génétique (Mendeleïev V.12- p. 362), les théories de Lavoisier sur la matière (V. 12- p. 309 et suivants) ; la minéralogie avec les découvertes du radium et du polonium, respectivement par Becquerel et Marie Curie ; les énergies électriques émanant des foudres et le mécanisme du paratonnerre (V. 8 -p. 230) ; le chromatisme notamment le phénomène de l’arc-en-ciel (V. 8- p. 232 ; V. 11- p. 288) ;
– Histoire de l’aviation avec WILBUR et Orwille Wright (V. 12- p. 112-113) et celle des télécommunications avec Marconi (V. 8- p.140 et suivants) ;
– Géologie (V.8- p. 203-204 ; V. 13- p. 410-433-434) ; la vulcanologie (V. 10- p. 247) ; la sismologie (V. 10- p. 263) y compris le tremblement de terre intervenu au Japon en 1923, rapporté aussi dans son ouvrage « UNWAANU TURRAZ » (Le rendez-vous de la mode), à la page 28, au moment de son pèlerinage à la Mecque ;
– Hydrographie (V. 8- p. 126 et 196) ; Océanographie, avec notamment les expéditions menées aux pôles nord (par Sir John Franklin) et sud ;
– Climatologie (V. 1- p. 370 ; V. 5- p. 327 ; V. 8- p. 228 ; V. 14- p. 43 à 44 et 228 ; V. 17- p. 272),
– Biologie (V. 11- p. 307 à 310 et 366 ; V. 12- p. 384), Embryologie (V. 8-p. 215-216) ; la médecine avec les maladies chroniques non transmissibles comme le diabète et l’hypertension (V. 17- p. 258), etc.
En plus des sciences expérimentales, l’auteur de DIYA-OU a également abordé :
– Les sciences de l’éducation avec les systèmes pratiqués à Athènes et à Sparte ainsi que d’autres pédagogues comme Platon, Melton, John Stuart Mills (V. 12- p. 363- 365) ;
– La sociologie (V. 2- p. 128- 136 ; V. 3- p. 28- 151 ; V. 4- p. 26-33-76 ; V. 11- p. 254, V. 17- p. 108-117 et 173) ; notamment avec les thèses de l’Orientaliste Gustave Le Bon (V.11- p. 13) ; les sciences politiques et la bonne gouvernance (V. 6 : p. 24 et V. 7 : p. 2),
– La psychologie : celle des foules, du rêve, du génie (V. 8- p. 12-18 ; V. 9- p. 242-251), avec des développements sur LOMBROZO et Marx NORDO ;
– L’histoire des anciennes civilisations : Babylone, Inde, Chine, Egypte, Grèce, Yémen (V. 15- p. 85 et suivants) et des religions
– La nutrition (V. 4- p. 170 ; V. 5- p. 283) ; l’horticulture (V. 8- p.199) ; l’arboriculture (V. 8- p. 203) ;
– Etc.

Cependant, les développements qui vont suivre, sans avoir la prétention de couvrir la totalité de la dimension multidisciplinaire de cette encyclopédie, se limiteront à un bref aperçu sur les aspects liés à l’astronomie dans « DIYA-OU NAYIRAYNI- ALJAA MI-U BAYNAL ULUMI TAA-IFATAYNI ».
En effet, El Hadji Ahmed DEME a consacré une bonne partie de ses ouvrages à l’astronomie, en raison de son incidence sur les pratiques religieuses : le ramadan, les prières, la zakat, etc.
وبعد فاعلم أنما الحساب علم مفيد وبه يثاب
لما به من علم ذالأوقات من العبادات ومايوات
كالصوم والصلاة والزكاة وغيرها من سبب النجات

D’ailleurs, la définition additionnelle qu’il donne au verset 4 de la Sourate Al Mulk (TABAARAK- la royauté) en est une parfaite illustration :
ثم ارجع البصر كرتين
Beaucoup de commentaires traduisent ce verset de la manière suivante : « Promène ton regard par deux fois ».
Pour certains commentateurs, la notion de كرتين-« Karratayni » signifie littéralement « une deuxième fois », comme s’il s’agissait de regarder, à deux reprises, le même objet.
D’aucuns pourraient ne pas y voir une répétition et considérer deux types de regard : une observation dans ses aspects extérieurs (ZAAXIR) et une autre analyse dans sa dimension intérieure (BAATIN).
Cela vaut aussi quand le Coran parle des « deux yeux » (un regard du ZAAXIR et du BAATIN ou des « deux oreilles » – une écoute du ZAAXIR et du BAATIN).
El Hadji Amadou ne réfute pas une telle interprétation communément partagée : وسيع علم يمنع الإنكارا
– ضيققه لفتنة آثارا-
(Une grande étendue de connaissances prévient contre des récusations- Son étroitesse cause des discordes).
Mieux, il rajoute une autre interprétation : « Observe bien les planètes, une à une » : كرتين signifiant كرة بعد كرة.
Ainsi, il étend la compréhension du verset précité à une observation des planètes, une à une, pour s’apercevoir de la spécificité de chacune d’elles afin de magnifier davantage la création divine.
C’est d’ailleurs ce qu’il fit exactement (V. 5- p. 123 et suivants), en décrivant les planètes une à une, leurs caractéristiques, l’état des recherches en astronomie sur les satellites tournant autour de certaines d’entre elles, etc.
Avant d’entrer dans le vif du sujet, il convient d’abord de résoudre un problème d’ordre méthodologique.
Parler de DIYA-OU amène à se référer aux autres ouvrages d’El Hadji Amadou DEME auxquels ce dernier fait référence dans son commentaire :
– جلاء الفهوم Renouvellement des connaissances
– كاشفة الحجاب A la découverte de la voûte céleste
– تنبيه الأغبياء Avertissement aux déments
– تنفيس الصالحين Défense des Vertueux (contre les calomnies des
Vicieux)
– نصيحة الإخوان Conseils à la fratrie.
– Etc.
Ces ouvrages font corps avec le Commentaire ; ce qui fait une autre spécificité de DIYA-OU.
Pour rappel, dans sa méthodologie du commentaire, Thierno Ahmed DEME convoque les points de vue de ses prédécesseurs (TABARI- TANTAWI- QURTUBI- NAYSABURI- IBN ABASS- BAYDAWI- IBN KASSIR- JALLALAYNI- ZAMAKHCHARI- RUYUL BAYAAN, etc.), dans l’interprétation donnée aux versets.
En même temps, il expose les explications données par d’autres auteurs, non moins commentateurs (JUNAYDI- CHAHRANI, BUSTAMI, NAWAWI, DABAQI, GHAZALI, IBN ARABI, IBN QAYUM, CHAZALI, TIJAANI, JAYLI, etc.), sur des versets spécifiques.
Il inventorie également les positions défendues par les écoles jurisprudentielles en discutant leurs thèses (MALICK, CHAAFI, AHMAD, HANBAL), en dégageant une synthèse et en exprimant un point de vue personnel, très souvent à la troisième personne du singulier (قال جامعه – قال شارحه).
Enfin, il renvoie à ses propres œuvres. A ce propos, dans le domaine de l’astronomie, Thierno Ahmed DEME a élaboré un précis intitulé « KACHIFATUL HIJAAB- A la découverte de la voûte céleste » qui fait corps avec « DIYA-OU».
Sans être exhaustif sur tous les aspects de l’œuvre, dans sa dimension « astronomie », sans doute pour des raisons liées à nos connaissances limitées, nous nous contenterons de présenter la dimension exotérique dans la démarche de Thierno Ahmed DEME.
A ce niveau, il conviendra d’abord d’examiner la confirmation de la loi Titus BODE et le sort réservé à la planète Pluton ainsi que le soutien apporté à TANTAWI dans le fondement coranique et la différenciation des années solaires et lunaires.
Ensuite, il s’agira de présenter une relecture de SUSSI, opérée par El Hadji Ahmed DEME, avec une adaptation, au contexte sénégalais, de certains calculs en astronomie, en matière de détermination des heures de prières, du cycle des constellations, etc.
Donc, nous passerons sous silence les développements portant sur :
– Les planètes fixes (qui apparaissent) et mobiles (qui s’éclipsent) – الجوار الكنس- abordées dans la Sourate « L’obscurcissement » (TAKWIIR).
– L’expansion de l’univers : – والسماء بنيناها بأ ييد وإنا لموسعون
– L’obscurcissement du soleil- إذا الشمس كورت
– La rupture du ciel (- إذا السماء انفطرت- ; son déchirement- إذا السماء انشقت ; ses ondées successives- والسماء ذات الرجع- etc.)
– L’extinction des étoiles (- وإذاالنجوم انكدرت- ; y compris l’étoile à la lumière perçante- النجم الثا قب- ; leur tombée en ordre dispersé- وإذا الكواكب انتشرت- ;
– Les fissures de la terre (والأرض ذات الصدع)
– Etc.
La dimension ésotérique de la démarche de Thierno Amadou DEME en matière d’astronomie ne sera pas aussi examinée ; le cas échéant, elle permettrait de faire le distinguo entre l’astronomie et l’astrologie.
Cette partie est très difficile à expliquer en raison à la fois de sa complexité, de sa profondeur, et de nos connaissances limitées en la matière.
Pour résumer, l’on peut dire que cette démarche ésotérique est une « translation vectorielle » des connaissances présentées dans KACHIFA vers un autre « espace géométrique », à savoir le Coran ; le tout considéré comme un condensé du verset suivant :
« Il n’est pas une chose qui ne célèbre Sa louange, seulement vous n’êtes pas à même de percevoir l’expression de leur adoration ; en vérité, Il est Magnanime et Pardonneur ». (Sourate 17- Verset 44).
En effet, l’univers célèbre la louange de Dieu. Mais l’expression de ces incantations, délivrées par chacune des créatures, demeure un mystère. Toutefois, dans sa manifestation globale, cette expression qui n’est pas totalement méconnue, peut être établie, dans ses différentes séquences spatio-temporelles dont le cycle entier constitue la totalité du Coran.
Donc, s’il n’est pas possible de connaitre les déclamations de chaque créature (« seulement vous n’êtes pas en mesure de percevoir l’expression de leur adoration »), il est au moins permis de percevoir la rythmique générale.
A ce propos, il convient de rappeler que les astronomes de la « première génération » ont toujours su établir une corrélation harmonieuse entre les planètes et les jours de la semaine :
– Dimanche= jour du Soleil (Sun)- Sunday-
– Lundi= Jour de la Lune (Moon)– Monday
– Mardi- Jour de Mars –
– Mercredi- Jour de Mercure
– Jeudi- Jour de Jupiter
– Vendredi- Jour de Venus
– Samedi- Jour de Saturne (Saturday).
En somme, la dimension ésotérique développée par Thierno Ahmed DEME pourrait être analysée comme une technique d’incantations, que les êtres humains seraient amenés à adopter, en harmonie avec les autres créatures de l’univers.
Une autre occasion pourrait être saisie pour des développements plus élaborés.
Au demeurant, nous nous excusons de l’imprécision découlant des développements qui précèdent. Cela nous permet de paraphraser deux auteurs différents, l’un se plaçant du côté du récepteur : « si vous m’avez compris c’est que vous m’avez mal lu » ou l’autre, se mettant au niveau de l’émetteur : « si vous m’avez compris c’est que je me suis mal exprimé. »
Pour le moment, contentons-nous de présenter la dimension exotérique de DIYA-OU, une démarche éminemment scientifique.
La Loi Titus BODE
El Hadji Ahmed DEME a abordé la loi Titus BODE ou Loi BODE dans le volume 12, page 360, dans le chapitre intitulé « Comment le ciel est-il organisé ?» – Sourate les Araignées (Al Ankabuut).
(إن الله على كل شىء قدير)
Il expose l’harmonie dans la configuration des planètes autour du Soleil, à l’instar de lampes disposées tout autour de l’astre solaire, dans un ordre strictement organisé.
Les termes suivants présentent cette loi :
إذا فرضنا بعد الزهرة 3 يكون بعد الأرض 6 والمريخ 12 وكوكب مهشم بقيت آثاره تجرى كما كان يجرى24 والمشترى 48 وزحل 96 وأورانس 192 ونبتن 384
هذا هو القانون الذى استخرجه العلماء الحاضر لأبعاد الكواكب فكان هذه الكواكب مصابيح وضعها صاحب البيت على نظام لا خلل فيه
« Si nous attribuons la valeur 3 à Vénus, alors la Terre se verra conférer la valeur 6, Mars 12, Mercure 24, Jupiter 48, Saturne 96, Uranus 192 et Neptune 384. Il s’agit là de la loi définie par les astronomes modernes pour les planètes les plus éloignées. Ces planètes sont comme des lampes disposées par le « Propriétaire d’une maison » dans un système organisé qui ne souffre d’aucun dérèglement. »
En quoi consiste réellement la Loi Titus BODE ?
Johann Daniel Titus (1729- 1790), est un physicien-biologiste-astronome, d’origine Prusse (actuelle Pologne) qui a étudié l’espacement des orbites planétaires, selon une séquence mathématique, à partir du Soleil.
Il a successivement arrangé les nombres suivants, selon une suite géométrique : 0- 3- 6- 12- 24- 48. A chaque nombre dans la séquence, il a jouté une constante (4) et divisé le résultat par 10.
Les résultats suivants ont été obtenus : 0,4- 0,7- 1,0- 1,6- 2,8- 5,2- 10,0.
Ces chiffres sont approximativement proches de la distance relative à partir du Soleil, exprimée en unités astronomiques (l’unité astronomique étant la distance médiane entre la Terre et le Soleil des six planètes connues).
John BODE (1747- 1826) a fait connaître cette séquence en 1772.
A la séquence 2,8 unités astronomiques, aucune planète n’a été découverte.
Le gap a été comblé avec la découverte de la ceinture astéroïde.
La règle donne un nombre proche d’Uranus- Neptune et Pluton.
Toutefois, selon El Hadji Ahmed DEME, Pluton n’est pas une planète et la science lui donnera raison plus tard.
En effet, cette planète a été découverte en 1930, par l’Américain Clyde TOMBAUGH CHARON (1906- 1997).
Le 24 août 2006, à Prague (République Tchèque), l’Assemblée Générale de l’Union Internationale des Astronomes, regroupant 2500 experts, a retiré Pluton de la liste des planètes.
Les raisons suivantes ont été évoquées :
D’abord, l’inclinaison de Pluton est de 17° par rapport à l’écliptique, le plan de rotation de la Terre autour du Soleil.
Or, la plupart des planètes, des satellites naturels (dont la Lune) et plus généralement des corps du système solaire, s’inscrivent dans la région du Zodiaque, qui s’étend de 9° environ de part et d’autre de l’écliptique.
Ensuite, la taille de Pluton est loin de celle des planètes connues. A ce propos, les Etats Unis ont voulu défendre la notion de planète naine ; ce que les astronomes, réunis en 2006, à Prague, ont catégoriquement rejeté.
La détermination des années solaires et lunaires
TANTAWI a donné une interprétation du verset 25 de la Sourate « La caverne » comme étant le fondement coranique des années solaires et lunaires (V. 9- p. 340) et non pas une querelle sur les différentes périodes d’hibernation des gens de la Caverne.
(ولبثوا فى كهفهم ثلا ثما ئة سنين وازدادوا تسعا)
« Ils séjournèrent dans leur caverne 300 ans d’autres dirent 309 ans ».
TANTAWI a été très critiqué d’avoir fait référence aux sciences (sciences physiques, astronomie, minéralogie, géologie, océanographie, climatologie, biologie, etc.) pour commenter les versets coraniques.
Ces critiques se résument dans les vers suivants (V. 2- p. 228) : –

لايجوز نظر الطنطاوى إلا لغاو للرشاد طورى
لأنه من محض زيغ وسفه قد رام جعل الدين محض الفلسفه
« Seuls les égarés, qui manquent de bon sens, acceptent le point de vue de TANTAWI ; qui est une pure aberration et une sottise car mettant la religion en lieu et place de la science (philosophie) ».
El Hadji Ahmed DEME a pris la défense de TANTAWI dans les termes ci-après :
ولا يعيب نظر الطنطاوى إلا فقير شاذج بداوى
مقلد فى دينه ما انصفه يرى العقا ئد تنافى الفلسفه

« Seuls ceux qui sont voués à une vie contemplative, naïve et errante remettent en cause le point de vue de TANTAWI ; ceux-là qui s’arcboutent aux traditions et considèrent que la foi va à l’encontre de la science (philosophie) ».
Dans le verset en question, il ne s’agit plus d’une opposition entre deux périodes différentes passées dans la caverne (300 ans ou 309 ans) mais plutôt d’une même période, calculée suivant deux systèmes métriques différents : l’année solaire et l’année lunaire.
L’année solaire compte 365 jours et ¼ (6 heures) ou 366 jours (année bissextile).
(31 jours x 7) + (30 jours x 4) + 28 jours = 365 jours
Par contre, l’année lunaire fait 354 jours ou 355 (année bissextile).
(30 jours x 6) + (29 jours x 6) = 354 jours et 1/3 (8 heures).
La différence entre une année solaire et une année lunaire est de 11 jours (365 jours – 354 jours).
Durant un centenaire, la différence devient : 11 jours x 100= 1.100 jours soit 3 ans (1.100 : 354).
Donc 100 ans solaires équivalent à 103 ans lunaires ; 200 ans solaires égalent 206 ans lunaires et enfin 300 ans solaires font 309 ans lunaires.
Pour rappel, il existe 11 années bissextiles par période de 30 ans ; les fêtes religieuses avancent donc de 10 à 13 jours par an, ce qui explique qu’elles sont différées de plusieurs mois au fil des années, accomplissant une révolution complète du calendrier grégorien tous les 36 ans.
En conséquence, si Noël est fêtée toujours à la même période, en hiver ou en été, selon qu’on se situe dans l’hémisphère nord ou sud, le Ramadan, par contre, est observé alternativement, selon un cycle déterminé, traversant toutes les saisons (hiver, printemps, été, automne) comme pour exprimer une certaine « justice divine ».

Une relecture de SUSSI
La plupart des spécialistes sénégalais en astronomie, formés à l’école orientale, ont pu l’être grâce, entre autres, au livre intitulé : AL MUMTAH FI CHARHIL MUQNIH » de Cheikh Abi Abdallah Seydi Mohamed Ibn Sa-id Ibn Mohamed Ibn Yahya Ibn Ahmad AS SUSSI AL MUZQITI communément appelé SUSSI.
الممتع فى شرح المقنع للشيخ ابى عبدالله سيدى محمد بن سعيد ابن محمد بن يحيى بن احمد السوسى المزغيتى
El Hadji Ahmed DEME a adopté des méthodes de calculs différentes pour parvenir aux mêmes résultats que SUSSI pour certains cas ; pour d’autres, notamment en ce qui concerne les heures de prières, il a adapté ces calculs pour les conformer à la situation géographique du Sénégal.

La détermination du premier jour de l’an.
Les religieux se sont toujours intéressés à la mesure du temps et ont élaboré plusieurs types de calendriers ; ainsi avons-nous, avec des dates approximatives :
Le calendrier persan : 1397 ;
Le calendrier musulman : 1440 ;
Le calendrier grégorien : 2019 ;
Le calendrier bouddhiste : 2563 ;
Le calendrier romain : 2772 ;
Le cycle maya : 5138 ;
Le calendrier hébreu : 5779 ;
Le calendrier égyptien : 6255, etc.
Ces calendriers sont parfois constitués de cycles à l’instar du cycle métonien, formé de 19 années (soit 12 années de 12 mois lunaires et de 7 années de 13 mois lunaires).
A cela, le Coran a bien répliqué (V.9- p.36) en affirmant sans ambages que « le nombre de mois de l’année, pour Allah, est fixé à douze (12), selon le Livre divin, depuis la création des cieux et de la terre ».
En ce qui concerne le Christianisme, le 4ème Concile de Latran marque, selon Isabelle Lévy (Comprendre les pratiques religieuses des juifs, des chrétiens et des musulmans), le début de l’ère chrétienne, en Occident.
Ce Concile prend pour référence l’année de naissance de Jésus, telle qu’elle est fixée par les hommes.
Les historiens sont d’avis qu’une marge d’erreur de quatre à six ans s’est glissée dès le début.
Plus tard, sur ordre du Pape Jean 1er, Denys le Petit, moine arménien, fixe au 6ème siècle, les règles de calcul du calendrier chrétien, en vigueur dès le 8ème siècle.
Ses principes reposent sur l’année julienne (calendrier solaire datant de Jules César 46 ans avant notre ère).
Les erreurs s’y multiplient et les fêtes ne coïncident plus avec les saisons.
Alors, l’on est passé du calendrier julien au calendrier grégorien.
La réforme consistait à supprimer dix jours au cours de la première année pour rétablir la coïncidence entre les fêtes et les saisons : le jeudi 4 octobre 1582 fut suivi par le vendredi 15 octobre.
En France, cette réforme intervint au mois de décembre : en une nuit, on passa du 09 au 20 décembre.
La Pologne, l’Angleterre, la Lettonie, suivront plus tard.
Pour éviter une nouvelle « dérive du calendrier », trois années bissextiles furent supprimées en quatre siècles : 1700- 1800- 1900 et 2000. De même, 2100, 2200 et 2300 ne seront pas bissextiles ; mais 2400 le sera.
Il est attendu d’ici dix mille ans, un excès de trois jours et aucune correction n’est envisagée.
En tout état de cause, l’Eglise catholique a adopté le calendrier grégorien.
De même, certaines Eglises orthodoxes (Grèce, Roumanie, Finlande, Antioche) s’y réfèrent pour célébrer les fêtes fixes.
Par contre, les Eglises orthodoxes russes, serbes et géorgiennes ont conservé le calendrier julien.
Ainsi, la nativité du Christ, fête fixe, est-elle célébrée, selon le calendrier grégorien, par l’Eglise catholique, dans la nuit du 24 au 25 décembre et par l’Eglise orthodoxe dans celle du 06 au 07 janvier (soit 13 jours de différence) ; les fêtes de Pâques, d’Ascension, et de Pentecôte, appartenant au cycle des fêtes mobiles.
Les Cooptes célèbrent également la naissance de Jésus la nuit du 06 au 07 Janvier du calendrier grégorien, qui correspond à la nuit du 24 au 25 décembre de leur propre calendrier.
El Hadji Ahmed DEME a retenu cette date du calendrier coopte (24 au 25 décembre (« WEERU BIIR » en wolof) pour la naissance de Jésus.
عيسى النبىء فى كد من دجنبر ميلاده حكاه أهل النظر
De même, il célèbre la naissance du Prophète Mohamed (PSL) le 7ème jour du Mois de Rabi Al Awal (GAMU BU JEKK- dimension ésotérique), rejoignant ainsi AL DABAQI tout en le répétant le 12ème jour (dimension exotérique).
وكان فى شهر ربيع الأول ليلة يب عنه فى المعول
وقال ذوالفتح الرضى الدباغ بأنه فى سابع با باغى

C’est à partir de ce calendrier coopte dit « WEERU BIIR » en wolof, qu’on calcule les heures de prières et fixe les saisons.
On part toujours de l’Hégire, pour fixer le premier jour de l’an à venir.

Exemples de SUSSI et El Hadji Ahmed DEME
Démarche de SUSSI Démarche d’El Hadji Ahmed DEME
Hégire 1437 Hégire 1437
Retrancher 700
1437- 700 = 737 Retrancher 1017
1437- 1017= 420
Retrancher 11
737-11 = 726
Retrancher 12
420-12= 408
Diviser par 33
726/33 = 22
Reste 0 signifie que l’année est bissextile Diviser par 4
408/4 = 102
Reste 0 signifie que l’année est bissextile
Ajouter 22
726 + 22 = 748 Ajouter 102
408 + 102 = 510
Diviser par 7
748 : 7 = 106-
Reste 6 signifie que 1er jour de l’an est Vendredi Diviser par 7
510 : 7 = 72
Reste 6 signifie que 1er jour de l’an est Vendredi

La détermination du premier jour permet d’élaborer le calendrier en entier et de fixer les saisons selon les mois et le cycle des constellations.
واسقط من الهجرة عد زيش تطلب يوم ينير وتفتش
واسقط من البقية زدلافه وزد عليه ربعه مضافه
واطره أسبوعا وما بقى أقل من سبعة فابدأ به الأحد أجل
فأى يوم قد وقفت فيه فذاك يومه الذى تبديه

La détermination des heures du jour et de la nuit
SUSSI avait déjà fixé le nombre d’heures parcourues par le Soleil sur la base de l’ombre de l’individu, selon les mois de l’année (en référence au calendrier coopte qui a 13 jours de différence avec le calendrier grégorien).
La valeur qui correspond à l’ombre du Soleil est fixée de la manière suivante, selon SUSSI et El Hadji Ahmed DEME.
Pour SUSSI= طزه جبأ أبده حى
Pour El Hadji Amadou DEME :
دجأ وخمسة بلا أقدام وبعده أجده فى انقسام
Mois SUSSI El Hadji Ahmed DEME
Janvier 9 4
Février 7 3
Mars 5 1
Avril 3 0
Mai 2 0
Juin 1 0
Juillet 1 0
Août 2 0
Septembre 4 1
Octobre 5 3
Novembre 8 4
Décembre 10 5

A titre d’illustration, si nous déterminons la longueur de notre ombre sur la base du nombre de nos pas selon les mois suivants : décembre- janvier- mai.
– Il faut en déduire زوال الشمس -ombre du soleil, selon le modèle proposé par El Hadji Ahmed DEME-
– Ajouter une constante (7),
– Diviser le résultat obtenu par 42- le reste donne le nombre d’heures parcourues par le soleil-
Exemple : 5 pas (mesure de la plante du pied) équivalant à l’ombre d’un individu au même moment de la journée, suivant les mois de décembre, janvier et mai de l’année coopte :
Décembre= 5 pas –On retranche 5, ombre du soleil = 0 ; 0 + 7 = 7 ; 42 :7 = 6 heures parcourues par le soleil depuis son lever – Donc il est 12 heures.
Janvier = 5 pas- On retranche 4, ombre du soleil = 1 ; 1 + 7 = 8 ; 42 : 8 = 5 heures parcourues par le soleil depuis son lever – Donc il est 11 heures.
Mai= 5 pas- On retranche 0 ombre du soleil = 5 ; 5 + 7 = 12 ; 42 : 12 = 3 heures 30 mn parcourues par le soleil depuis son lever- Donc il est 9 heures 30 mn.

كم قدما وزد عليه سبعه واسقط زوال الشمس منه واطرحه
وستة فى سبعة فلتضرب يخرج فى الحساب قل عد مب
فاجعاه أقساما فكل قسمة بقدر ما بقى قل واثبت
فعدد الأقسام ان كلمتا ساعات ما كان بها جهلتا
لكن ما قبل زوال الشمس مضى وبعده بقى إذ تمسى
وساعة فى اصطلاح القوم ستون من دقيقة يا قومى
ستون من ثا نية دقيقه والروم هذا عندهم حقيقه
Pendant la nuit, les heures sont déterminées en fonction de l’apparition des « MANAAZIL- منازل » (mansions).
– 8 MANAAZIL en été et 9 en hiver= « Timis »- MAGHRIB-مغرب
– 10 MANAAZIL = « Gee » -HISHA- عشاء
– 15 MANAAZIL = Minuit
– 18 MANAAZIL = SUHUUR- سحور-
– 20 MANAAZIL= « FADJR » فجر -ou disparition de 13 MANAAZIL).
Ce procédé suppose une bonne observation du ciel et une formation pointue sur les configurations des 28 MANAAZIL : – شرطين- بطين- ثريا- دبران – هقعة – هنعة- ذراع – نثرة – طرفة – جبهة – خرثان – صرفة – عواء – سماك – غفر – زبانة – إكليل – قلب – شولة – بلدة – ذابح – بلع – سعود – أخبية – مقدم – مؤخر –رشاء – نعائم

Les deux astronomes précités ont aussi divergé sur le cycle des 12 constellations au cours de l’année ainsi que sur la détermination du calendrier de l’année lunaire.
Pour des contraintes de temps, nous préférons réserver ces développements à d’autres occasions.

Remarques finales
El Hadji Amadou DEME a toujours agi en scientifique.
Tout au début de son commentaire, il a adopté une démarche rigoureuse digne d’un chercheur en sciences expérimentales : position du problème, hypothèses, outils méthodologiques, définition opérationnelle des termes, revue de la littérature, vérification des hypothèses, etc.
Aussi a-t-il donné plusieurs titres à son ouvrage, au fur et à mesure de son évolution dans le commentaire :
– La Clarté des deux Sources de Lumières- ضياء النِيرين ; au début ;
– La lampe « plus » ou lampe gratuite – زجاج بلاس (V. 13- p 409-410) ;
– Le navire de sauvetage à la fin- سفينة النجاة- à la fin.
El Hadji Amadou DEME ne s’est pas contenté d’adopter le point de vue de ses devanciers, sans aucun examen critique.
Loin s’en faut !
ما أعجبنى قط دعوى عريضة ولو قام فى تصديقها الف شا هد
« Je ne me laisserai point impressionner par un quelconque appel si rassembleur soit-il, même si des milliers de personnes y répondent favorablement ».

Il n’a pas non plus agi en nihiliste : plutôt que de récuser les points de vue développés par ses prédécesseurs dans le commentaire de certains versets, il propose très humblement un autre point de vue additionnel.
A titre d’illustration, les versets 36 à 38 de la Sourate « La vache » présentés ci-après, sont analysés comme suit :
« Nous dîmes alors « Descendez de là ! Vous serez ennemis les uns les autres. Vous aurez sur terre un lieu de séjour et de jouissance pour un temps déterminé ». Adam reçut des propos, inspirés par son Seigneur qui lui pardonna. Son Seigneur est, en vérité, le Pardonneur et le Miséricordieux. Nous dîmes alors « Descendez tous de là ! »
El Hadji Amadou DEME expose d’abord les deux points de vue antérieurs au sien sur « descendez de là » (c’est-à-dire du Paradis) avant d’indiquer un troisième qui lui est propre.
En effet, certains soutiennent qu’il s’agit d’une répétition lorsque le Coran dit à deux reprises : (Descendez de là !). إهبطوا منها
Par contre, d’autres commentateurs sont d’avis que la première descente intervient entre le Paradis et le premier des Cieux, et la seconde entre ce dernier et la Terre.
El Hadji Amadou DEME donne une troisième explication.
Une phrase sur « le pardon » demandé par Adam, accepté par Allah, s’intercale entre les deux prescriptions sur la descente : إهبطوا
La deuxième prescription – إهبطوا – indique donc ce pardon n’expie pas la sanction initialement décrétée (« la descente ») comme s’il s’agissait d’une « grâce divine » et non pas d’une « amnistie ».
Au demeurant, elle s’inscrit, selon El Hadji Amadou DEME, dans le premier décret divin mentionné dans le verset 30 de la même Sourate : (Rappelle-toi lorsque ton Seigneur dit aux agents : « Je vais installer un représentant (vicaire) sur terre »).

Au total, Thierno Amadou DEME agit en pédagogue, en reproduisant les modèles de Averroès et d’Avicenne qui étaient des musulmans pluridimensionnels (médecins, physiciens, astronomes, etc.).
Averroès, de son vrai nom, Abdul Walid Muhammad Ibn Rushd, naquit en 1126 à Cordoue, Andalousie, actuelle Espagne et mourut le 10 décembre 1198 à Marrakech, actuel Maroc).
Avicenne, de son vrai nom, Abu Ali Husayn Ibn Abd Allah Ibn Sina, d’origine persane, naquit le 07 août 980 près de Boukhara, province de Khorassan en Perse, actuel Ouzbékistan et mourut en août 1037 en Iran.
Donc, comme les sages précités, El Hadji Amadou DEME est médecin, physicien, chimiste, astronome, historien, littéraire, juriste, grammairien, moraliste, etc.
Il a accordé une grande importance à la science dont la maîtrise s’avère indispensable.
A ce propos, il a lancé un sévère avertissement (V. 13- p. 408) :
هذه علوم واجبة ونركها يوجب عذاب الخزى والذل فى الحياة الدنبا ولعذاب الآخرة أخزى
« Il est une obligation de maîtriser ces sciences- s’en détourner provoque une sévère punition dans le monde ici-bas- le châtiment du jour dernier sera encore plus dur ».

Mame Gorgui GUEYE
Conseiller à l’Ambassade du Sénégal au Koweït

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Université de Touba : la famille de Serigne Fallou Mbacké offre 313 millions à Serigne Mountakha Mbacké

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Serigne Abo Mbacké, à la tête d’une délégation de la famille de Serigne Fallou Mbacké, a remis une enveloppe de 313 millions de francs au Khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké, dans sa résidence de retraite de Darou Tanzil, en guise de contribution à la construction de l’Université de Touba.

Prenant la parole, Serigne Mame Mor Mbacké, fils de Serigne Fallou Mbacké et porte-parole du jour, a déclaré, au nom de Serigne Abo Mbacké, que toute la famille a contribué à la collecte de la somme, soulignant qu’ils ne ménageront aucun effort jusqu’à la finition des travaux. 
Le Khalife a remercié toute la famille de Serigne Fallou Mbacké, précisant que « c’est la première fois qu’une telle somme est donnée, en une fois, en guise de Adiya, venant de la famille de Serigne Touba ».

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Publireportage :Keur Ndiaye Lo va abriter le Magal Nisfou Shaban 2019 ce samedi 20 Avril

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Concours de récital de Coran : La 27e édition a choisi feu Serigne Abdou Aziz Sy Al Amine comme parrain

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Depuis vingt sept ans déjà, le président du Forum Islamique pour la Paix, Ahmed Saloum Dieng, organise pendant le mois de ramadan, un concours sous-régional de récital de Coran. 
La présente édition a comme parrain Serigne Abdou Aziz Sy Al Amine et l’invité d’honneur est Demba Diop Sy. Cette initiative qui représente un « cadre unitaire des différents Daaras », est prévu les 24, 25 et 26 mai prochain. Toutes les bonnes volontés sont invitées à mettre la main à la poche afin que ce grand événement soit une réussite totale. Parmi les invités de ces grands moments de communion et de ferveur religieuse, figurera un grand soufi, Mouhidine Samba Diallo… 

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A Chaud!

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