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POLITIQUE

Fer de la Falémé : Sonko perturbe les vacances de Macky !

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Après la sortie du leader du Pastef, Ousmane Sonko, sur ce qu’il appelle un autre scandale sur la tête des Sénégal, notamment le Fer de la Falémé, la cellule de communication du Ministère des Mines et de la Géologie, a tenu á réagir. Dans une déclaration parvenue à Senegal7.com, elle est revenue sur l’historique des contrats autour de la Falémé et la signature avec les turcs. Mieux, le Directeur général de l’Apix, Mountaga Sy a été instruit d’aller en direct à la télévision nationale démentir Ousmane Sonko. Toutes ces sorties initiées sur ordre du Président Sall, présentement au Japon.

«L’Etat pourrait gagner avec la vente brute du fer plus de 33 mille milliards FCfa»

Encore le leader du Pastef, Les Patriotes. Ousmane Sonko, face à la presse, mercredi a affirmé que «l’actuel gouvernement est en train de brader le fer de la Falémé, une ressource naturelle estimée à 150 mille 500 milliards de FCfa à la société turc Tosyali. Le Sénégal détient 750 millions de tonnes de Fer dans la Falémé. Avec la vente brute de cette ressource, l’Etat pourrait y gagner plus de 33 mille milliards FCfa».

«Le Sénégal détient un potentiel énorme de fer. Mais, cette quantité, faisant l’objet de négociation est sur le point d’être bradée à une société Turque, du nom de Tosyal», a révélé Ousmane Sonko. Ainsi, il est d’avis que «cette entreprise turque a signé une convention avec l’Etat du Sénégal à trois mois de l’élection présidentielle».

Il précise dans sa 2e option que «la nécessité pour l’Etat du Sénégal d’exploiter ce Fer. Cette option permettrait au pays de gagner jusqu’à 150 mille 500 milliards Fcfa. Un protocole d’accord a été signé à trois mois de l’élection entre Macky Sall et la société turc Tosyali. Ledit protocole permettrait à l’entreprise Turque d’avoir dans des conditions «scandaleuses », le monopole sur l’exploitation du Fer au Sénégal».

A en croire Sonko : «trois ou quatre mois avant l’élection présidentielle, le Président Macky Sall s’est déplacé à Istanbul avec son Gouvernement, dont le ministre des Mines Sophie Gladyma Siby, pour signer un protocole d’accord. Le protocole est basé sur le développement, le financement et la mise en place d’un complexe minier et sidérurgique».

Avent de poursuivre : «la société Tosyali devait investir 60 milliards dans la première phase pour la construction complexe de sidérurgique à Bargny à côté du Port. Ladite construction devra durer 16 mois. 450 milliards FCfa dans une deuxième phase de 30 mois qui consiste à exploiter tout le Fer de la Falémé et l’exporter partout, à travers le monde».

D’après Ousmane Sonko, «il y a un investissement de 510 milliards FCfa. Et, l’Etat s’est engagé dans la convention à réaliser un couloir vert pour les opérations douanières de Tosyali, une exonération de l’impôt et des taxes, en violation des lois, pendant 10 ans, la suppression des parts d’Etat et diverses taxes sur les prix de l’électricité et l’eau utilisées par Tosyali».

Dans la convention d’investissement, «il a été assigné à l’Etat du Sénégal, la prise en charge des primes du personnel avec la cotisation Caisse sécurité sociale pendant 10 ans, le recrutement de 50% des cadres en Turquie, un soutien de prime de fret, rétablir les frais de port à un prix préférentiel. Mais aussi, l’Etat doit accorder à la société Tosyali, une licence de récupération des déchets de ferraille, constituer un comité de pilotage, chargé de l’Etude pour Tosyali, couvrir les frais de roulement de la société», a révélé entre autres Ousmane Sonko.

Le Ministère des Mines et de la Géologie dément…

Le ministère répond à Ousmane Sonko et apporte la lumière sur l’accord de partenariat entre l’Etat du Sénégal et la société Turque Tosyali…

« La valorisation des gisements de fer de la Falémé a débuté en 1975. Le premier vrai contrat d’exploitation appelé accord préliminaire a été signé le 07 juillet 2004 avec la société Kumba ressources…

Malheureusement ce contrat avait des limites car il ne prenait en compte que les investissements en infrastructures minières et non ceux en infrastructures ferroviaires et portuaires. C’est dans ce sens qu’un tour de table avec des investisseurs a été organisé en décembre 2004 pour trouver des partenaires en vue de développer ces infrastructures.

Des sociétés telles que SAVAGE des Etats Unis et CANAC du Canada s’étaient positionnées pour réaliser ces infrastructures en étroite collaboration avec l’Etat. Arcelor Mittal est survenu pour proposer un contrat alternatif qui prendrait l’ensemble des composantes la mine et les infrastructures que Kumba ressources avait refusé de prendre en charge.

C’est dans ce cadre que des négociations avaient été entamées entre Mars 2005 et Février 2007 aboutissant à la signature d’un accord cadre de quatre conventions d’exploitation : une convention minière, ferroviaire, portuaire, industrielle. Dès lors un premier contentieux est né parce que le régime WADE a chassé le partenaire Kumba Ressources au profit de Arcelor Mittal.

Ce contentieux s’est soldé en juin 2010 par la condamnation de l’Etat à payer 75 millions de dollars US à Kumba Ressources qu’on avait caché au peuple Sénégalais et qui n’a été su qu’aux différentes passations de services entre départements ministériels. Malheureusement Arcelor Mittal n’a pas respecté ses engagements entre 2007 et 2010.

Ce qui s’est soldé par un contentieux qui a été vidé dans un premier temps en septembre 2013 grâce à la lucidité et à la clairvoyance de Son Excellence, le Président Macky SALL qui est parvenu à récupérer le titre minier définitivement attribué à Arcelor Mittal. En mai 2014, l’Etat accepte de transiger avec Arcelor Mittal car l’essentiel du combat qui consistait à récupérer le titre a été remporté par l’Etat du Sénégal haut la main.

L’Etat encaisse du coup 150 millions de dollars qui viennent amortir les 75 millions payés à Kumba Ressources en juin 2010 et des études techniques estimées à 50 millions de dollars soit en tout 200 millions de dollars.

Depuis lors le leitmotiv de l’Etat c’était d’éviter un troisième arbitrage de l’Etat qui compromettrait définitivement la réalisation de ce projet.

Donc de 2014 à 2018, l’Etat à chercher des partenaires et s’est même permis d’organiser des tours de table en Octobre 2015 auxquels il avait convié plusieurs partenaires potentiellement intéressé par le projet MIFERSO depuis des années.

Tout partenaire qui avait manifesté un intérêt de 1975 à 2015 a été convié à ces tours de table. Pendant deux jours, tous les participants ont été mis au même niveau d’information sur le projet. Et il a été demandé aux intéressés de soumettre des offres d’autant plus que les portes sont ouvertes à tout le monde jusqu’à ce que l’Etat trouve un bon partenaire.

C’est lors de la visite du Président ERDOGAN au Sénégal en mars 2018 que l’Etat a reçu d’intéressantes offres dont celle de TOSYALI. Cette importante offre des Turcs a été possible grâce à la bonne gestion du projet Falémé par le Président de la République qui a su éviter un troisième arbitrage. C’est à cet effet qu’en 2014, le projet a été inscrit parmi les projets phares du PSE sous l’intitulé « Relance du Projet Intégré du fer de la Falémé » avec la mise en place d’une nouvelle stratégie de développement du projet Falémé

C’est tout ce processus qui a abouti par conséquent à la signature d’un M.O.U, c’est-à-dire un accord préliminaire avec la société TOSYALI. Cette grande société turque a manifesté un intérêt qui colle avec la nouvelle stratégie du projet mettant en avant les intérêts des populations à travers la transformation sidérurgique sur place qui va créer de milliers d’emplois. . Jamais un contrat aussi profitable aux populations n’a été initié, depuis que ces gisements ont été découverts.

Les contrats définitifs suivront après avis, observations et recommandations des départements ministériels regroupés dans un comité de pilotage et de suivi de la mise en œuvre.

Ceci montre à quel point les allégations de M. Ousmane SONKO sont dépourvues d’objectivité et de fondement.

Le projet qui doit être réalisé avec TOSYALI ne concernera que le 1 /10 de la concession totale qui est scindée en trois parties».

Le DG de l’Apix, Mountaga Sy dément en direct à la Rts

Suite aux révélations d’Ousmane Sonko sur la convention entre l’Etat du Sénégal et la société de sidérurgie Tosylia, le Directeur général de l’Agence des grands travaux de l’Etat (APIX), Mountaga Sy, invité mercredi du journal de 20 heures de la RTS dément l’ex-inspecteur des Impôts et des Domaines. Mountaga Sy, assurant la riposte du Gouvernement précise que «Sonko a travaillé sur un document qui n’est pas à jour».

Avec ces deux sorties sur ordre du chef de l’Etat, il n’est pas exagéré de dire que le leader de Pastef qui s’est frontalement adressé au Président Sall, perturbe les vacances du couple présidentiel à l’étranger. Ce qui présage dans les jours à venir, selon nos sources une levée de bouclier de la part du Gouvernement contre Ousmane Sonko. Car, des fois ne cessent de se lever dans le cercle présidentiel pour fustiger la démarche du leader du Pastef, accusé de vouloir à tout prix ternir l’image du Président Sall et son régime.

Des empoignades en perspectives en direction des prochaines joutes électorales.


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Mais lorsqu’il s’agit d’une enquête de flagrance, à partir de ce moment, même si le député est en session, son immunité ne joue pas, donc il peut être arrêté dans le cadre d’une enquête de flagrance. Cela veut dire qu’une infraction a été réalisée au moment de son arrestation ou dans un temps relativement voisin. Et à partir de ce moment-là, il peut être arrêté dans le cadre d’une enquête de flagrance », précise Me Moussa Sarr, avocat à la cour, sur Iradio. 

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