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AU SÉNÉGAL, LE COMBAT DE MARIE-AUGUSTINE DIEME, ÉTUDIANTE ET ACTIVISTE, POUR L’ÉDUCATION DES FILLES

Selon l’UNESCO, 1 enfant sur 5, soit 263 millions de jeunes ne sont pas scolarisés. Les filles ont d’ailleurs plus difficilement accès à l’éducation que les garçons. Pour défendre l’égalité filles-garçons en Afrique, rencontre avec la militante sénégalaise Marie-Augustine Dieme, invitée par l’ONG Plan International à Paris dans le cadre du Forum mondial Convergences.

Plus de la moitié des enfants non-scolarisés vivent en Afrique subsaharienne et 9 millions de filles âgées d’environ 6 à 11 ans n’iront jamais à l’école contre 6 millions de garçons , selon l’UNESCO.

Au Sénégal, par exemple, l’école n’est pas accessible à tous. Les pressions familiales découragent les jeunes filles.“D’aucuns diront que pour une fille, étudier et obtenir des diplômes ne sert à rien parce qu’elle n’aura pas de travail et même si elle travaille, elle sera amenée à abandonner son travail pour se concentrer sur sa famille. Que ça ne les décourage pas, il faut qu’elles apprennent pour elles-mêmes d’abord, avant de vouloir participer à l’éducation de leurs enfants”, raconte Marie-Augustine Dieme, militante du droit à l’éducation. L’activiste de 21 ans était à Paris les 3 et 4 septembre 2018, à l’occasion du forum Convergences, qui se présente « plateforme de réflexion, de mobilisation et de plaidoyer. Convergences promeut les Objectifs de développement durable (ODD) et la lutte contre la pauvreté, l’exclusion et les changements climatiques dans les pays développés comme dans les pays en développement. »

Le taux d’abandon de la scolarité augmente à mesure que les difficultés s’accumulent, “nous avons un taux élevé de filles à l’école à partir de l’élémentaire mais dès le secondaire, ce taux commence à baisser’”, ajoute Marie-Augustine Dieme. L’UNESCO déclare qu’en Afrique subsaharienne, le taux d’exclusion des filles s’élève à 36 % contre 32 % pour les garçons, à l’adolescence.

La jeune Sénégalaise dénonce également, “le manque d’infrastructures sanitaires, l’éloignement des établissements avec les lieux d’habitation” ainsi que les problèmes d’agression et de harcèlement dont souffrent les élèves dans son pays.

Au Sénégal, l’éducation des filles, une priorité à améliorer

L’éducation tient un rôle crucial dans le développement d’un pays : réduction de la pauvreté et des inégalités. Elle permet aussi aux populations de vivre plus sainement et durablement.

Si une fille est éduquée, elle parvient à pouvoir bien s’occuper de sa famille et à participer à une bonne éducation pour ses enfants donc ça devient un atout pour accroître le développement et la croissance économique du pays”, explique encore Marie-Augustine Dieme.

Depuis quelques années, le Sénégal a fait beaucoup d’efforts pour améliorer l’accès à l’éducation et offrir une meilleure qualité d’enseignement. « Le pays a utilisé 24% de son budget dans l’éducation”, souligne celle qui est aussi vice-présidente du Conseil national consultatif des enfants et des jeunes du Sénégal. Devenu un modèle de système éducatif en Afrique, son pays a malgré tout de nombreux progrès à faire.

Comment agir ?
L’amélioration de l’accès à l’éducation pour tous passe par un renforcement des infrastructures et par l’amélioration de la qualité de l’enseignement en Afrique.

“Il faut revoir le programme scolaire qui n’est pas du tout adapté aux besoins du marché et la formation des professeurs”, affirme la jeune femme, qui n’hésite pas à interpeller régulièrement les gouvernements de tous les continents.

Des initiatives voient cependant le jour, des gouttes d’eau mais aussi des modèles. À Yaoundé, capitale politique du Cameroun, Janet Folang, une enseignante féministe a créé l’école NextGen Digital Technologies, qui encourage les filles à s’investir dans les nouvelles technologies, la robotique, fomation d’ordinaire très masculines.

Alimenter leur rêve est un moyen de les pousser le plus loin possible. Nous ne voulons pas de cas de personnes qui n’atteignent pas leur plein potentiel, parce qu’elles n’ont pas eu ce coup de pouce nécessaire », commente la fondatrice.

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