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Présidentielle 2019: « On aura beaucoup de surprises parce qu’il y aura des… »

Nous sommes à quelques mois de l’élection présidentielle. Les candidatures se déclarent de jour en jour. Des candidats qui devront se heurter à l’épreuve du parrainage, un système instauré par le régime en place pour remédier à la pléthore de candidatures qui n’est pas une première au Sénégal. Ce, malgré le refus de l’opposition.

Invité de l’émission « Remue ménage » sur la Rfm, Almamy Mamadou Wane, essayiste, éditorialiste et poète estime qu’avec ce système de parrainage, les acteurs politiques auront de plus en plus mal à s’exprimer « parce que ça réduit le champ de l’action politique… » Toutefois, il note un autre côté intéressant du parrainage.

« C’est que cette pléthore montre une forme de dynamisme, donc un goût pour la République. Car il s’agit aujourd’hui de faire en sorte de réparer des choses qui ont été abîmées dans notre pays. Lorsqu’on est un Sénégalais normal qui aime son pays, on ne peut pas rester là à regarder les gens faire des choses qui ne sont pas conformes aux règles« , raison pour laquelle il trouve qu’il faut encourager cette démarche.

« Il pourrait y avoir des surprises et tout dépendra de la façon dont la politique sera faite. Nous sommes dans une situation assez ubuesque. Nous faisons toujours cette politique du ventre où on affame les citoyens pour ensuite les convoquer à des réunions politiques ou à des élections. Or, ce qui semble advenir, c’est qu’il y a une volonté, je crois, chez certains hommes politiques sénégalais de participer à inventer une nouvelle façon de faire de la politique« , renchérit M. Wane.

Pour sa part, Saliou Faye, Dr en Sciences politiques, enseignant-chercheur se pose la question suivante: « Comment, dans une démocratie, les partis qui devaient participer à sa consolidation, aujourd’hui, portent préjudice et fragilisent la démocratie sénégalaise? » Selon lui, il faudra aller vers une rationalisation. Soit le parrainage qui permet de « filtrer » certains partis politiques qui n’arriveraient pas à avoir une certaine représentativité au niveau national.

Il relève surtout la question du financement de ces partis politiques mais aussi des nouvelles fonctions attribuées à ces partis politiques. Parce que, dit-il, « entre autres vocations des partis politiques c’est de concourir à l’expression des suffrages universels. Mais aussi, il y a un autre volet, c’est que ces partis puissent contribuer à l’éducation et à la formation des citoyens« . Constat fait par le Dr Faye, « aucun de ces partis politiques, y compris la coalition au pouvoir, ne jouent, véritablement pas ce rôle… »

Il estime ainsi qu’il faut distinguer, parmi ces déclarations de candidatures faites depuis un certain temps, celles « fantoches » et ceux qui veulent véritablement aller vers des élections, c’est-à-dire les « candidats crédibles« . « Lors de cette présidentielle là, il y aura beaucoup de surprises parce qu’il y aura des candidatures fantoches…« , regrette Saliou Faye. Pour lui, près de 300 partis politiques ne consolident pas la démocratie sénégalaise, considère-t-il que « la vraie vocation d’un parti politique c’est de la consolider… »

« Et c’est quoi, entre autres, la coalition Benno bokk yakaar (BBY) si ce n’est une coalition inter-partisane, si ce n’est une cordialité inter-partisane. Et que tous les partis politiques, y compris les candidats indépendants cherchent, aujourd’hui, non pas à aller vers des élections mais, juste à évoluer dans les périmètres du pouvoir et d’en tirer profit« , analyse le Dr. en Sciences politiques.

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